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  Jeudi du CCF
 
 
Rencontre avec Amady Ba,
chef de la coopération internationale de la CPI

 
La Cour pénale internationale de la Haye a été crée en 2002. C’est le résultat d’un long travail de mobilisation des institutions internationales. C’est surtout le point de départ d’un nouveau mouvement pour la justice internationale. La CPI reste pourtant mal connue et parfois mal comprise. La conférence de ce soir nous permettra de mieux saisir ses spécificités et son mode de fonctionnement.
  Jeudi 11 décembre à 18h
Entrée libre
 
La création de la Cour pénale internationale (CPI) relève d’une idée ancienne : empêcher les auteurs de crimes contre l’humanité d’échapper à la justice. Cette notion de bien public international, dépassant tout clivage national ou ethnique, prend sa source dans les importants procès de Nuremberg et de Tokyo, puis dans les tribunaux spéciaux chargés de juger des crimes commis dans les conflits en ex-Yougoslavie et au Rwanda.

Le Statut de Rome, qui fonde la CPI, est issu d’un long compromis entre Etats et juridictions internationales. En effet, il est souvent reproché aux institutions internationales leur ingérence dans les affaires interne d’un pays. C’est pour répondre à ces critiques légitimes que la CPI a développé le principe de complémentarité : en cas de conflit de compétence entre les systèmes nationaux et la CPI, les premiers l’emportent.

M. Amady Ba, juriste sénégalais de haut niveau et chef de la coopération internationale de la CPI, nous expliquera, à travers plusieurs exemples tirés de l’actualité récente (Congo, Yougoslavie, Centrafrique, etc.), les modes d’intervention singuliers de la CPI, entre respect juridique des Etats, et obligation morale des nations. Car si la CPI ne peut intervenir qu’avec l’accord des Etats concernés, le Statut de Rome signé par 108 Etats, stipule : « il est du devoir de chaque État de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux ».